Émissions toxiques
Les sources de pollution dans un bâtiment sont plus nombreuses qu’on le pense. Ainsi, en plus des matériaux de construction eux-mêmes, dont les colles et les finis pouvant émettre des composées organiques volatiles (COV) tels que le benzène et le formaldéhyde, la gestion déficiente d’un immeuble pourra entraîner la prolifération et la dissémination de moisissures, de poussières ou de contaminants issus des produits nettoyants. L’activité humaine, il est utile de le rappeler, entraîne elle aussi son lot de polluants, dont ceux associés aux parfums, aux appareils électroniques ou à la fumée de cigarette.
La Maison du développement durable a remplacé les matériaux soupçonnés d’être toxiques par des matériaux reconnus moins toxiques, comme par exemple les peintures sans COV et les colles à base de résine d’urée formol. D’autre part, les stratégies suivantes viseront à pallier plusieurs autres sources habituelles de contaminants :
- Utilisation de produits nettoyants non toxiques
- Niveau de ventilation plus important
- Maintien d’un taux d'humidité optimal
- Ventilation des salles de bain et des hottes vers l’extérieur
- Purge du bâtiment avant l’occupation
- Nettoyage régulier du système de ventilation
Mur végétal
Même en utilisant les meilleurs systèmes de traitement, l’air intérieur des bâtiments est presque toujours de moins bonne qualité que l’air extérieur. Cette situation est due à l’activité humaine, laquelle génère des contaminants qui, à cause de l’étanchéité de l’enveloppe des bâtiments, se retrouvent littéralement emprisonnés à l’intérieur. Sur une période prolongée, l’absorption de ces contaminants pourrait avoir des impacts négatifs sur la santé.
La bio filtration, en supplément à un échange d’air avec l’extérieur, permet d’assainir l’air d’un bâtiment en soustrayant de celui-ci des composés chimiques non traités par les meilleurs filtres.
Caractéristiques du mur végétal de la MDD
- Approximativement une plante/pi2 pour un total de 40m2 distribué sur 5 étages.
- Un canal aménagé derrière le mur végétal « aspire » l’air de l’atrium à travers le réseau de racines des plantes.
- Des micro-organismes vivant en symbiose avec les racines des plantes se nourrissent de molécules polluantes. Le substrat de croissance, de la laine de polyester, est tissé de façon à optimiser la surface de contact des racines et le mouvement de l’air.
- De l’eau chargée de nutriments s’écoule dans le système de racines, nourrissant les plantes et interceptant la poussière en suspension dans l’air.
- Le mur sera composé de 75 à 80 espèces de plantes.
Plancher surélevé
La ventilation par déplacement est une technique consistant à tempérer un espace en lui injectant de l’air via des diffuseurs au plancher (l’évacuation se faisant par le plafond). Un tel système peut faire usage d’un espace aménagé entre la dalle structurale et la finition d’un plancher. Cet espace, appelé plénum, joue le rôle d’un tuyau dont le volume imposant permet une réduction de la vitesse d’alimentation.
Le plénum est constitué d’une grille métallique soutenue par des poteaux. Les vides de la grille sont comblés par des dalles carrées à âme cimentaire déposées sur des coussins d’étanchéité. Certaines dalles sont dotées d’un volet mécanique permettant de réguler le débit d’air provenant du plénum. Les dalles se déplacent facilement, ce qui permet de repositionner aisément les sorties d’air et les prises de courant et data.
La ventilation par déplacement
- Via des volets mécaniques facilement accessibles, augmenter le confort des usagers en leur octroyant un contrôle de la température ambiante.
- L’alimentation par le bas, tant en chaleur qu’en fraîcheur, permet un meilleur mélange de l’air qui contribue à l’amélioration du confort des usagers.
- En plus de maximiser le potentiel de « free cooling » , cette approche requiert moins de puissance de poussée et un moins grand volume d’air neuf. Des facteurs entraînant des économies d’énergie.
- Selon Ressources Naturelles Canada, il y aurait moins de polluants (CO2) dans les espaces ventilés par déplacement comparativement à ceux ventilés par mélange. Cette réduction entraîne une baisse des risques d’asthme et de syndromes des édifices malsains.



