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Aménagement écologique des sites

Toits verts

Îlots de chaleur

En ville, le nombre de surfaces sombres (toits et rues) absorbant de l’énergie au lieu de la refléter vers l’espace est assez grand pour faire grimper la température ambiante de quelques degrés lorsque cette énergie est réémise. En plus d’augmenter l’inconfort et les problèmes de santé liés à la chaleur excessive, ce phénomène augmente la consommation énergétique liée à la climatisation.

Toute action ayant pour effet de limiter ou d’éliminer une surface sombre exposée au rayonnement solaire contribuera à diminuer l’effet des îlots de chaleur. Ainsi, le remplacement d’une membrane de toiture de couleur sombre par de la végétation, la création d’un espace vert au sol, la plantation d’arbres en bordure des rues mais aussi l’installation de matériaux pâles (à haute réflexivité) sur les toits sont toutes des actions qui contribueront à limiter les îlots de chaleur.

Déversement d’égouts

Pour diverses raisons mais généralement à la suite des averses abondantes, il arrive régulièrement que les systèmes de collecte municipale débordent directement dans les cours d’eau, entraînant des quantités de polluants dont ceux ramassés dans les rues (huile à moteur, lixiviats de déchets, résidus de construction) mais aussi une partie considérable des rejets domestiques (toilettes). Afin de limiter l’occurrence de ces déversements qui de 2004 à 2006 se sont produit en moyenne 1 280 fois par année à Montréal, plusieurs agglomérations exigent maintenant que les bâtiments soient en mesure de retenir sur leur site une quantité importante de l’eau des averses et cela assez longtemps pour diminuer la pression initiale sur les systèmes de collecte. La technique habituellement utilisée à cette fin consiste en l’installation de bassins de rétention, une infrastructure relativement coûteuse. Il s’avère maintenant que les toits verts, puisqu’ils agissent comme des éponges, peuvent aussi servir à retenir une quantité considérable d’eau, contribuant ainsi à diminuer, sinon à éliminer, le besoin pour un bassin de rétention. En plus du bassin exigé par les autorités municipales, la Maison du développement durable comptera sur un toit vert extensif monté sur 100 mm de terreau.

Les toits verts auraient aussi, selon certaines sources, les avantages suivants :

  • Permet l’aménagement de nouveaux espaces verts habitables dans la ville;
  • Prolonge la vie des membranes de toiture (diminution de l’impact des rayons UV et du stress lié au cycle extension-contraction);
  • Contribue à l’isolation des bâtiments.