Toits verts
Îlots de chaleur
En ville, le nombre de surfaces sombres (toits et rues) absorbant l’énergie au lieu de la refléter est assez grand pour faire grimper la température ambiante de quelques degrés. En plus de créer de l’inconfort et d’exacerber certains problèmes de santé, ce phénomène augmente les besoins en climatisation.
Toute action ayant pour effet de diminuer les surfaces sombres exposées au rayonnement solaire contribue à diminuer l’effet des îlots de chaleur. Ainsi, le remplacement d’une membrane de toiture de couleur sombre par de la végétation, la création d’un espace vert au sol, la plantation d’arbres en bordure des rues mais aussi l’installation de matériaux pâles (à haute réflexivité) sur les toits constituent toutes des actions positives en ce sens.
Déversement d’égouts
À la suite d’averses abondantes, il arrive régulièrement que les systèmes de collecte municipaux de Montréal débordent dans les cours d’eau, y déversant d’importantes quantités de polluants, dont des eaux usées domestiques. Afin de limiter l’occurrence de ces déversements, se produisant plus de 1000 fois par année à Montréal, plusieurs agglomérations exigent maintenant que les bâtiments retiennent d’importantes quantités d’eau lors des averses. La technique habituellement utilisée à cette fin consiste en l’installation de bassins de rétention, une infrastructure imposante et coûteuse. Or, en agissant comme des éponges, les toits verts retiennent effectivement des quantités considérables d’eau, contribuant ainsi à diminuer le besoin pour un bassin de rétention.
Autres avantages des toits verts
- Permet l’aménagement de nouveaux espaces verts habitables dans la ville;
- Prolonge la vie des membranes de toiture (diminution de l’impact des rayons UV et du stress lié au cycle extension-contraction);
- Contribue à l’isolation des bâtiments.



